examen au college

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La réforme du collège a été validée, le 1er juin, par le Conseil d’État – à l’exception d’une disposition relative à l’organisation du temps scolaire. Ainsi, le seul recours accepté porte sur l’annulation des dispositions du décret qui “imposaient une amplitude journalière maximale de 6 heures pour les élèves de 6e et une pause méridienne d’au moins 1h30 pour tous les collégiens”.

Cette décision ne plaît guère à la FCPE, qui considère que “la ligne jaune est franchie”. Alors que Najat Vallaud-Belkacem a demandé aux chefs d’établissements, suite à la décision du Conseil d’Etat, de “veiller au mieux à ce que l’équilibre de la journée des élèves de 6e soit respecté”, l’association de parents d’élèves indique dans un communiqué que “les rythmes scolaires ne peuvent être laissés à la seule appréciation des chefs d’établissement et doivent être encadrés par un décret”.

« Un véritable recul mettant en péril le bien-être des élèves »

Lors des discussions et de la publication du décret sur la réforme du collège, la FCPE “avait été très claire sur l’indispensable encadrement des rythmes scolaires, avec les 6 heures maximum d’enseignement pour les 6e et la pause méridienne”, estime-t-elle. Ce que la FCPE comprend de la demande de la ministre formulée aux chefs d’établissements, c’est “en substance, qu’il y aura pas de nouveau décret en Conseil d’Etat sur le sujet”.

Pour l’association, ce choix du ministère de ne pas redéposer de décret en Conseil d’Etat constitue un véritable recul, mettant en péril l’acquisition du socle commun par tous les élèves, et leur bien-être dans les établissements.”

Ainsi, la FCPE “exige” qu’un décret soit “dès à présent déposé auprès du Conseil d’Etat”, afin de “rétablir cette disposition qu’elle considère comme indispensable pour la réussite de tous les élèves.” Pour elle, “ceci est la condition indispensable à une mise en œuvre réelle de la réforme sur le terrain.”