Christian Couturier, secrétaire national du SNEP, est en colère, face à la situation actuelle de l’EPS. En cause, les nouveaux programmes prévus en septembre 2016 et la suppression de l’EPS au DNB.

Pour lui, les programmes « marquent un recul de 30 ans sur la conception de la discipline et sur le contenu de l’enseignement ». Alors que les enseignants, les formations, le champ de la recherche en didactique, « ont cherché à mieux identifier, expliciter, clarifier ce que les élèves devaient apprendre, on se retrouve, dans les nouveaux programmes, avec des généralités qui rendent les enjeux de la discipline triviaux », indique-t-il.

Plus d’EPS au brevet, des programmes « vidés de leurs contenus »

Selon Christian Couturier, les profs d’EPS ont pris les nouveaux textes « comme une véritable dévalorisation de leur discipline ». Ils considèrent ainsi que leurs programmes ont été « vidés de leurs contenus ». « Que n’aurions-nous pas entendu si les programmes des autres disciplines avaient subi la même chose ? », lance le secrétaire national du SNEP.

Quant au Brevet… « Il n’y a plus d’épreuve physique. Et là encore, c’est un recul sans précédent », note le syndicaliste. De Najat Vallaud-Belkacem, il attend « qu’elle ré-ouvre le dossier et mette en place un plan de travail pour reprendre les réflexions sur les programmes sur les bases de la proposition initiale du CSP qui avait un écho plutôt positif dans la profession ». Si la ministre ne « faisait pas ce geste », cela signifierait, indique Christian Couturier, « qu’elle tient vraiment à rendre l’EPS aussi creuse et vide que possible. »