Plusieurs lycéens ont été interpellés mardi en banlieue parisienne, pour la plupart dans les Hauts-de-Seine, notamment pour violences et outrage, dans le cadre du mouvement contre le projet de loi travail, a-t-on appris de sources policières.

A Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), au nord de Paris, onze jeunes du lycée Charles-Petiet ont été placés en garde à vue pour « détention de produits incendiaires », « outrage » et « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique », selon l’une de ces sources.

Une poubelle a été incendiée devant l’établissement dont l’entrée, sans être véritablement bloquée, était filtrée par des attroupements de lycéens « qui ne voulaient pas aller en cours », a-t-elle précisé. Les policiers présents sur place ont été la cible de jets de projectiles.

Le commissariat de la ville a par ailleurs fait l’objet d’un « caillassage », selon la police des Hauts-de-Seine, au cours duquel un policier a été blessé à l’épaule.

A Nanterre, dans le même département, un jeune a été interpellé devant le lycée professionnel Claude-Chappe et placé en garde à vue pour « violences volontaires en réunion », soupçonné d’avoir pris à partie un voisin de l’établissement qui, en sortant sa poubelle, a été blessé à la lèvre et eu « des vêtements arrachés ».

A Bois-Colombes, deux lycéens ont été interpellés à la gare SNCF, où un groupe était descendu sur les voies.

A Claye-Souilly, en Seine-et-Marne, 5 jeunes ont été interpellés mardi matin lors d’un rassemblement devant un lycée professionnel qui a dégénéré, selon une source policière. Deux l’ont été pour outrage, deux autres pour dégradation et un dernier pour entrave à la circulation, a-t-elle précisé.

Enfin, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), un élève du lycée Aristide-Briand a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir jeté des projectiles sur des policiers devant l’établissement bloqué par un groupe de jeunes.

Les tensions entre manifestants et policiers sont récurrentes depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail, dans lequel les lycéens sont en première ligne, et plusieurs incidents ont eu lieu ces derniers jours dans des lycées d’Ile-de-France, occasionnant plusieurs dizaines d’interpellations.

Lundi, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé des mesures pour l’insertion des jeunes -CDD davantage taxés, bourses prolongées après le diplôme…-, mesures applaudies par leurs syndicats, qui restent toutefois opposés à la loi travail, mais décriées par le patronat.