Un jeune majeur a été condamné mercredi en comparution immédiate à Paris à 70 heures de travaux d’intérêt général après des incidents mardi en marge de la manifestation contre le projet de loi travail, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le jeune homme a été condamné pour sa participation à un attroupement armé avec le visage dissimulé, a-t-on précisé. Le parquet de Paris a fait appel de cette peine.

Plus aucune garde à vue n’était en cours jeudi matin. Deux autres jeunes majeurs devaient comparaître mercredi pour des violences contre des policiers mais leur procès a été renvoyé à une date ultérieure.

Quatre mineurs avaient aussi été placés en garde à vue mardi. Trois d’entre eux ont écopé de mesures de réparation pénale.

Au total, 148 interpellations avaient eu lieu mardi dans l’agglomération parisienne (Paris et trois départements de la petite couronne), dont 137 ont finalement fait l’objet de vérifications d’identité avant libération. Les autres avaient été placées en garde à vue à Paris ou en Seine-Saint-Denis.

Des tensions entre manifestants et policiers sont récurrentes depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail dans lequel les lycéens sont en première ligne.

A de multiples jets de pierres et de canettes de bière de petits groupes de jeunes aux visages cachés ont répondu des charges et des jets de gaz lacrymogènes de la part des forces de l’ordre.

La semaine dernière, un policier a été placé en garde à vue après la diffusion d’une vidéo où on le voyait porter un violent coup de poing à un lycéen, près du lycée Bergson à Paris (XIXe arrondissement). Il a été convoqué au tribunal correctionnel pour un procès le 12 mai à Paris pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.