© jovannig - Fotolia.com

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Dans l’école de la Bricarde, située dans les quartiers Nord de Marseille, une douille a été retrouvée dans la cour de récréation de l’école pendant les vacances de février. La police doit surveiller chaque sortie des classes, après que des incidents aient éclaté entre des caïds encagoulés de la cité et des enfants sur le chemin de l’école.

Le mur, un « symbole absurde et ridicule qui signe une défaite »

Cette situation a conduit l’équipe enseignante de l’école à réclamer depuis quelques mois la construction d’un mur pour protéger leur cour des tirs de kalachnikov. Dans les colonnes du Monde, la directrice à l’origine de cette demande qualifiait cette solution de « symbole absurde et ridicule qui signe une défaite », mais la situation l’impose pour garantir la sécurité des enfants.

« Comme un mur coûte trop cher, on nous propose une palissade »

Invitée sur RMC le 31 mars, la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali a évoqué cette affaire : « Aujourd’hui, j’en suis même à demander à ce qu’on monte un mur dans une école pour que les balles des kalachnikovs ou des fusils ne se retrouvent pas dans la cour de récréation » avant de s’indigner : « Mais comme un mur coûte trop cher, on nous propose une palissade. Ce qui ne sera pas suffisant à mon avis ». La sénatrice indique que l’école de la Bricarde n’est pas un cas isolé et que l’on « s’entraîne à la kalachnikov dans les rues de Marseille« .