Quelque 1.500 manifestants, selon la préfecture de police, ont défilé mardi à Marseille contre la loi travail, entre la Canebière et la préfecture, à l’appel de divers syndicats.

Des bannières de Sud-Solidaires et de la CGT figuraient dans le cortège où moins de lycéens avaient répondu à l’appel des organisations syndicales que lors des précédents rassemblements, en raison des vacances scolaires de la zone, a constaté un journaliste de l’AFP.

Quelques lycéens marquaient leur détermination, comme Lisa, 18 ans, et Nouria, 16 ans, élèves de 1ère, qui affirmaient manifester contre la loi travail, mais aussi « contre le gouvernement en général » et l’action du Premier ministre Manuel Valls.

« Si on n’agit pas maintenant, il sera trop tard », ont-elles déclaré à l’AFP, en dénonçant les « violences policières »: « Il y en a qui se sont fait gazer pour rien. On a encore plus la haine pour ça », a affirmé Lisa.

Après l’arrivée du cortège à la préfecture, un groupe d’une centaine de personnes s’est déplacé en direction du siège de la fédération du parti socialiste des Bouches-du-Rhône, tout proche. Ils ont dessiné sur la façade du bâtiment des formules comme « socio terroristes », « Nik l’Etat » et dessiné le logo amarchiste « A », renversant des bennes à ordure et lançant des oeufs.

Certains manifestants se sont ensuite dirigés vers l’autoroute A7 à hauteur de la gare Saint-Charles qu’ils ont bloquée dans les deux sens, en début d’après-midi.