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Comment parler aux enfants des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 ? C’est à cette question simple que la « coach scolaire » Nathalie Vancrayenest tente de répondre dans les colonnes de La Libre Belgique.

Ne pas cacher la vérité

La première règle essentielle est ne pas nier à l’enfant ce qu’il se passe : « Leur cacher la vérité ne servira à rien, la tension ambiante est palpable. Mentir ne sert pas, votre enfant sent bien qu’il y a quelque chose ». La spécialiste indique qu’il faut expliquer avec des mots simples ce qu’il se passe, sans chercher à cacher sa peur : « Si vous avez peur vous-même, expliquez pourquoi vous avez peur. Avec des mots accessibles et sans tomber dans la transmission de l’angoisse ». L’enfant doit être rassuré avec des choses concrètes : s’il regarde le journal télévisé, il faut attirer son attention sur les forces de l’ordres, présentes massivement pour protéger les citoyens.

Il est nécessaire d’en parler

En janvier 2015, la psychanalyste Claude Halmos expliquait sur les ondes de RTL comment parler des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher aux enfants. Selon elle, il est « nécessaire » d’en parler aux enfants, de manière sobre, sans y ajouter d’images terrifiantes.

Après les attentats du 13 novembre 2015, la psychosociologue Edith Tartar Goddet expliquait pour Vousnousils.fr que les professeurs « doivent apprendre comment éduquer leurs élèves aux émotions » mais également d’apprendre à ces jeunes à « vivre avec l’insécurité ». Face à l’obscurantisme, l’enseignement sera toujours l’arme la plus efficace.