Marseille / Licence CC / Tobi 87 / Wikimedia Commons

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Suite à la lettre d’une enseignante dénonçant l’état d’insalubrité et de délabrement des écoles des quartiers Nord de Marseille et à la polémique qui s’en est suivie, la municipalité avait annonçé le déblocage de 9 millions d’euros sur 3 ans.

Les équipes du préfet devraient, de leur côté, présenter, fin mars, des solutions – après 1 mois d’évaluation sur le terrain.

Pour le Collectif des écoles de la Castellane, créé par des enseignants dans le nord de Marseille pour dénoncer le manque de moyens des écoles de la ville, « c’est de la poudre aux yeux ». Dans Libération, Pascal Pons, prof des écoles et membre de ce groupe, « il est rageant de voir que l’on refait l’inventaire d’une situation connue depuis longtemps. Pourquoi cette fois ce serait suivi d’effets ? ».

« Maintenir la pression sur les responsables politiques »

Pour débloquer réellement la situation, le Collectif Castellane organise des « Etats Généraux de l’Education », le 23 mars, à Marseille. L’objectif étant de réunir toutes les écoles de Marseille, afin de mettre en place des « actions collectives » et de « maintenir la pression sur les responsables politiques pour ne pas qu’ils oublient leurs promesses, sitôt les médias partis ».

Chaque école est invitée à envoyer une « délégation » composée de parents, de professeurs et de personnels municipaux. Une base de travail est proposée dans l’appel du collectif : moyens humains supplémentaires, « plan d’urgence » de l’état pour la rénovation des écoles, « contrôle de l’Etat » dans la gestion des services municipaux intervenant dans les écoles, « investissement financier réel et équitable » de la municipalité en direction des écoles publiques de la ville, ou encore « droit de regard des citoyens » sur la gestion du budget municipal alloué à l’Education.