© pegbes - Fotolia.com

© pegbes – Fotolia.com

Chaque année, environ 100 000 jeunes quittent le système scolaire sans qualification.

Des dispositifs nécessaires…

Ce fléau est combattu depuis les années 1980 par les pouvoirs publics, et le nombre de décrocheurs est en baisse, concernant 9%  de la jeunesse française, contre 11% en moyenne en Europe. Les dispositifs mis en place ont porté leurs fruits, c’est ce que reconnaît la Cour des Comptes, qui dans un rapport publié le 20 janvier, a abordé les dispositifs d’aide au décrochage scolaire. Mais cela ne suffit pas à l’institution, qui estime que les résultats devraient être meilleurs compte-tenu des moyens mobilisés.

…mais pas assez efficaces à cause leur éparpillement

En effet, 2 milliards d’euros sont utilisés dans la lutte contre le décrochage, ce qui représente 35% des aides publiques destinées aux jeunes. L’un des grands facteurs d’inefficacité est la multiplicité des acteurs, qui contraint la prise en charge des jeunes sans qualification à être « éparpillée entre de nombreuses institutions », telles que missions locales, écoles de la 2nde chance, SIAE etc.

La Cour des Comptes estime ainsi que «le cumul des dispositifs actuels et des initiatives engagées ne paraît ni efficace, ni soutenable pour les finances publiques» et demande « une refonte de la politique de retour en formation et d’insertion des jeunes », afin de « faire converger l’action de l’État, des régions et des partenaires sociaux autour d’objectifs partagés, tant sur le plan du pilotage qu’au niveau opérationnel ».

Une réorganisation sur quatre ensembles 

L’institution préconise une réorganisation de l’insertion des jeunes sans qualification en quatre ensembles :

  • « un dispositif d’accompagnement léger », pour les jeunes proches du marché du travail
  • « un dispositif inspiré de la garantie jeunes », pour ceux qui nécessitent plus d’encadrement
  • un dispositif pour « les plus jeunes n’ayant pas vocation à réintégrer le système scolaire »
  • un dispositif « de la deuxième chance », pour les jeunes en difficulté.

La Cour des Comptes suggère par ailleurs d’opérer un arbitrage financier prochainement.