La filière Lettres classiques est décidément bien malmenée depuis quelques années. Après la refonte, très décriée, du CAPES de lettres en 2013, le nombre élevé de postes non pourvus au concours, et les inquiétudes liées à l’avenir de l’enseignement du latin et du grec au collège, une récente étude vient confirmer la désaffection de la filière à l’université.

Selon la CNARELA, qui a dirigé l’enquête, seuls 10 étudiants en moyenne par université étaient inscrits en lettres classiques à la rentrée 2014. Cependant, malgré la faiblesse de ces effectifs, ils représentent, par rapport aux années précédentes, une légère remontée dont « nous pouvons nous réjouir », a commenté l’association.

Pas sûr toutefois que cette petite amélioration suffise à pallier le déficit de candidats admissibles aux concours enseignants de lettres classiques, installé depuis plusieurs années maintenant.