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Formation à la réforme du collège : le SNES-FSU publie des témoignages d’enseignants

Des réunions de formation à la réforme du collège sont organisées partout en France. Le SNES-FSU a publié sur son site deux témoignages édifiants de professeurs y ayant participé.

Formation à la réforme du collège : le SNES-FSU publie des témoignages d’enseignants
© Photographee.eu - Fotolia.com

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Un an avant la mise en application de la réforme du collège, des réunions de formations à destination des enseignants sont organisées dans toutes les académies de France. Le syndicat SNES-FSU a publié les impressions de deux professeurs qui ont participé à ces réunions. Leurs témoignages assez véhéments marquent une certaine défiance vis-à-vis de cette réforme.

« Cette réforme ne fonctionnera pas en l’état »

Le premier professeur est un blogueur, Monsieur Samovar. Dans son article intitulé « Comment survivre à une réunion de formation sur la Réforme du Collège« , il raconte heure par heure sa journée de formation qui s’est tenue durant les vacances scolaires. A la fin de cette réunion, il déplore : « J’espérais cependant qu’une réunion rémunérée et organisée sur un temps de vacances scolaire arriverait avec des arguments canons et précis. Que je reviendrai sur certaines de mes craintes les plus caricaturales. C’est exactement l’inverse qui s’est passé », avant de conclure : « Non, cette réforme ne fonctionnera pas en l’état parce qu’elle n’est tout simplement pas prête ».

« Déni de réalité »

Le second témoignage est celui d’un enseignant qui a participé aux Journées « Université d’Automne » des 19 et 20 octobre au sein de l’académie de Paris. Il se montre légèrement moins critique que son confrère, admettant qu’il y a « des idées non dénuées d’intérêt dans tout ça. Cela dit tout le cadre concret (formation, instances de concertation et de décision, questions de DHG et d’emploi du temps, pouvoirs du principal et du conseil pédagogique, liaison école collège, statut des disciplines…) pue l’impréparation, le déni de réalité ou le piège. » La réforme du collège n’a pas fini de faire réagir le corps enseignant.

9 commentaires

  1. Bonjour,

    En ce qui me concerne, j’ai au contraire trouvé ces 2 journées intéressantes et les précisions apportées par la DEGESCO m’ont fortement rassuré. Tout n’est pas prêt, effectivement, mais la mise en oeuvre me semble maintenant moins complexe qu’il n’y paraît et je pense que cette réforme peut fonctionner à condition d’y mettre de la bonne volonté. Les moyens proposés sont sans doute trop faibles mais les pédagogies sous-jacentes ont fait leur preuves ailleurs et il y a forcément de bonnes choses à faire. Ces témoignages sont ceux de représentants du SNES : ils ne sont pas anodins de ce point de vue. En ce qui me concerne, je suis plutôt favorable à cette réforme mais il m’arrive très rarement de voir des sites publiant les avis des enseignants qui y sont favorables. C’est fort regrettable.

    LC.Signaler un abus

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  2. Des témoignages de profs encartés au SNES? Ce ne sont pas des témoignages. ce sont des parti-pris. Ce qui n’est pas du tout la même chose. Les remontées des formations sont dans l’immense majorité très positives. Je ne suis ni favorable ni défavorable à la réforme. Je me contente de constater.Signaler un abus

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  3. Je ne suis pas au SNES(je suis non syndiqué) mais professeur de mathématiques et parent d’un enfant en classe de 5ème.
    Cette réforme est néfaste pour mon fils et donc pour les élèves. Elle est également néfaste pour l’enseignement des mathématiques qui vont perdre comme c’est le cas avec les pédagogos encore beaucoup d’heures d’enseignement.
    Les programmes par cycle sont une aberration, ils sont illisibles et pénaliseront les élèves qui changent d’établissement tout en garantissant une grande inégalité sur l’ensemble du pays.
    La perte d’heures dans les enseignements fondamentaux au profit de gadgets pédagogiques(AP et EPI) ayant fait preuve de leur inefficacité est un scandale.
    La disparition des classes bilangues va accélérer la fuite vers le privé !
    Si on ajoute à cela l’usine à gaz pour mettre cela en place et les contraintes sur les emplois du temps…. Beaucoup de temps passé inutilement surtout pour les matières académiques dans lesquelles les changements de programme sur tous les niveaux entraineront un travail irréalisable !
    On pourrait parler aussi du non renouvellement des manuels scolaires alors que les programmes changent.
    Bref les commentaires positifs sur ce site viennent probablement directement du ministère, d’un pédagogue déconnecté du terrain qui écrit des livres sur la pédagogie, d’un enseignant d’une discipline inutile, d’un carriériste qui cherche à ne plus avoir d’élèves….Signaler un abus

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    • @Florent
      «enseignant d’une discipline inutile» formulation pleine de mépris d’un individu hautain, sûr de la supériorité des mathématiques. «matière académique» est la formulation politiquement correcte du même mépris ?
      Affichez-vous le même mépris avec vos élèves ?

      Je suis enseignant d’une discipline inutile, j’écris un livre, qui traine un peu car j’ai aussi des élèves et que je tiens à en garder.

      J’aime le travail interdisciplinaire mais je choisi non pas les discipline avec lesquels je souhaite travailler, mais les collègues. Continuez dans votre coin, personne n’ira vous chercher.Signaler un abus

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  4.  » En ce qui me concerne, je suis plutôt favorable à cette réforme mais il m’arrive très rarement de voir des sites publiant les avis des enseignants qui y sont favorables » : ça y est, la rue de Grenelle envoie de ses bureaux des sous-marins subventionnés pour prêcher sur le net la bonne parole. C’est bon signe, cela veut dire que NVB tremble. Avanti !Signaler un abus

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  5. Bonjour

    Je suis le laurent du premier message. Je suis un petit prof de SVT en collège, je ne travaille pas pour le ministère (pas plus que n’importe quel prof en tout cas) et j’assume pleinement ma position. Je suis enchanté de voir la tolérance dont vous faites preuve à l’égard de ceux qui n’ont pas un discours anti-réforme. C’est une vision de la démocratie qui vous est personnelle mais ce n’est pas la mienne. Quand à penser que le ministère envoi des émissaires écrire sur des sites comme celui-ci ! C’est juste risible. Enfin, concernant le ministère qui tremble… ça se passe de commentaires.Signaler un abus

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  6. PS : je continuerai cependant à consulter ce site qui a le mérite de proposer tous les points de vue, même ceux pro-réforme et c’est justement la diversité de l’expression des opinions visible ici qui, selon moi, permet de se forger la sienne.Signaler un abus

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  7. Bonjour
    Je suis aussi un enseignant plutôt favorable à cette réforme . Je pense qu’il est grand temps de démocratiser l’enseignement et mettre un terme aux filières déguisées ( euro , latin ) qui servent la stratégie des parents bien informés . Je suis aussi motivé pour travailler avec un collègue sur un projet interdisciplinaire . Il est urgent , selon moi , de décloisonner les disciplines et donner du sens à notre enseignement . Un projet bien construit peut être une source de motivation et d’enrichissement pour les élèves . Je comprend les inquiétudes de mes collègues car beaucoup de questions restent en suspens . La mise en place de cette réforme risque d’être délicate mais nous ne devons pas rechigner face à la difficulté .Signaler un abus

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    • En aucun cas les classes bi langues et européennes, ainsi que l’enseignement du latin et du grec ne sont des filières déguisées. Ces matières sont ouvertes à tous, en particuliers dans les zones d’enseignement prioritaire.
      Dans ces zones, ces enseignements favorisent la mixité sociale et sont des facteurs de réussites.
      La réforme du collège prive de ces enseignements tous les élèves et surtout ceux qui en ont le plus besoin.
      Depuis l’annonce de la supression de l’enseignement disciplinaire du latin et du grec et la disparition des classes bi langues et européennes, le nombre d’inscrits au C.A.P.E.S. à ses matières s’est effondré. Cette réforme menace la pérénité des filières universitaires de ces matières.Signaler un abus

      Réponse

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