Le conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), réuni mercredi, a demandé au gouvernement de revenir sur la baisse prévue du taux de cotisation des collectivités au centre de formation des agents territoriaux, dénonçant un « double recul ».

Le projet de loi de finances 2016 prévoit de baisser à 0,8% contre 1% auparavant ce taux de cotisation.

Lors de sa séance plénière, le CSFPT, composé à parité d’élus locaux et de représentants des syndicats, a adopté un voeu demandant le maintien « à son taux actuel » de 1% de la cotisation versée au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), qui s’occupe de la formation des agents.

« C’est, à vrai dire, une attitude inédite de la part du gouvernement à l’égard d’un établissement décentralisé et géré par un conseil d’administration paritaire. Ce projet ne peut être perçu que comme un double recul : des moyens de la formation et de la libre administration », souligne le texte adopté « à l’unanimité des suffrages exprimés (moins 1 abstention) », a précisé dans un communiqué le CSFPT, présidé par Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine).

« Il serait préjudiciable à l’évolution même de la fonction publique territoriale, que tous souhaitent conserver, que cet instrument de promotion et d’ascension sociale par la formation voit ainsi ses moyens d’intervention diminuer », dit aussi le texte.

Les représentants au conseil d’administration du CNFPT des syndicats CGT, CFDT, FA-FPT, FO et Unsa avaient déjà dénoncé la semaine dernière « l’étranglement financier » du centre.

La baisse du taux de cotisation devrait représenter un manque à gagner pour le CNFPT d’environ 68 millions d’euros en 2016, soit « près de 50 % » du budget affecté aux formations.