© Olivier Le Moal - Fotolia.com

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Plus de notes, comme c’est actuellement le cas « dans  80% des écoles primaires » selon la Ministre : cette annonce a le mérite de faire réagir les syndicats, et ce de manière très différente.

Des annonces qui vont « dans le bon sens »

L’Unsa-Éducation et le Sgen-CFDT semblent plutôt favorables à cette mesure. Pour le premier, ces annonces vont « dans le bon sens, ouvrant la voie d’une évaluation plus positive qui valorise les réussites davantage qu’elle ne stigmatise et enferme dans l’échec ». Toutefois, l’Unsa ajoute qu’il est nécessaire que « les personnels soient aidés, accompagnés et formés au plus près du terrain à cette nouvelle approche évaluative ». Le Sgen-CFDT se réjouit « d’avoir obtenu une vraie simplification des procédures d’évaluation et de suivi des élèves », indiquant que « ces éléments de cohérence doivent permettre de construire progressivement une évaluation plus positive pour les élèves, plus lisible pour leurs familles ».

« Un délire technocratique »

Le Snuipp-FSU se veut plus critique et  « doute fortement » que cette évaluation soit « simplifiée et lisible pour les familles ». Le syndicat « réitère sa demande que ces nouveaux outils d’évaluation soient testés par les enseignants afin qu’ils puissent les faire évoluer dans le bon sens plutôt que d’être imposés ». Quant au Snes-FSU, il va plus loin, dénonçant un « délire technocratique » qui est « une nouvelle provocation envers la profession »

Cette réforme de l’évaluation polémique devrait être effective pour la rentrée 2016.