Najat Vallaud-Belkacem a présenté ce mercredi 30 septembre sa réforme de l’évaluation des élèves, qui prévoit notamment de laisser aux équipes enseignantes la possibilité d’abandonner les notes sur 10 ou sur 20. La ministre de l’Education nationale expliquait  ce matin sur BFMTV que 80 % des écoles primaires avaient déjà mis fin à la notation chiffrée.

Dans le secondaire, certains collèges n’ont pas non plus attendu les récentes annonces de la ministre pour mettre en place leur propre système d’évaluation. Depuis 2013, le collège Gabriel Seailles de Vic-Fezensac (Gers), a adopté dans toutes ses classes (sauf les 3e qui doivent présenter une moyenne lors de l’examen du brevet) un dispositif de notation basé sur des pastilles rouges ou vertes. De même, au collège Budé, à Paris, les élèves de 6e et 5e sont évalués selon un code couleur. Ces évaluations alternatives seraient plus bienveillantes et éviteraient aux élèves les angoisses liées au couperet de la note.

Toutefois, ces initiatives restent encore relativement isolées dans le secondaire. Les parents accueilleront-ils favorablement la suppression de la notation chiffrée dans l’établissement de leur enfant si celui-ci décidait de ne pas la conserver ? On peut en douter : un sondage Ifop publié l’année dernière révélait que les trois quarts des Français n’étaient pas favorables à l’abandon des notes à l’école.