Carte postale de l'ADEAF / Dessin de Plantu

Carte postale de l’ADEAF / Dessin de Plantu

La réforme du collège continue d’inquiéter les profs d’allemand et d’italien. Opposés au projet de suppression des classes bilangues, qui concernent 16% des collégiens, ils ont organisé leurs propres campagnes d’envoi de « cartes postales » à l’Elysée, destinées à défendre ces sections perçues par le gouvernement comme « élitistes ».

Pour la défense de l’allemand

A l’occasion de la Semaine européenne des langues (du 24 septembre au 2 octobre), l’association pour le développement de l’allemand en France (ADEAF) a invité les parents et les enseignants à envoyer, samedi 26 septembre, une carte postale à François Hollande.

Illustrée par le dessinateur Plantu, elle incite le président de la République à « maintenir les bilangues et les sections européennes », afin de ne pas « priver les élèves motivés issus de tous les milieux sociaux, d’un enseignement qui développe leurs compétences en langues étrangères tout en préservant la diversité linguistique ».

En parallèle, une pétition mise en ligne par l’ADEAF en mars, contre la « disparition programmée de l’allemand de l’enseignement en France », reste ouverte. Elle a déjà récolté plus de 45 000 signatures.

« Au nom des relations France-Italie »

Carte postale de la FNAI

Carte postale de la FNAI

De son côté, la FNAI (Fédération Nationale des Associations d’Italianistes de l’enseignement secondaire), qui regroupe 24 associations de professeurs d’italien, a conçu sa propre carte postale, pour défendre  la « diversification des langues » au sein du système éducatif français.

Les professeurs d’italien, adhérents ou non à la FNAI, ainsi que leurs sympathisants, peuvent envoyer cette carte (gratuitement, en raison de la franchise postale qui s’applique à ce type de courrier) à François Hollande, avant vendredi 2 octobre, dernier jour de la Semaine européenne des langues.

La carte postale diffusée par la FNAI, disponible sur le site de l’Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP), rappelle les engagements récents du gouvernement en matière de collaboration binationale : accords visant à renforcer  les dispositifs éducatifs linguistiques et culturels, et accords sur l’EsaBac (Esame di Stato – Baccalauréat), signés à Rome en 2007 et en 2009.

« Considérant l’importance du développement du plurilinguisme des systèmes éducatifs » français et italiens, la carte postale de la FNAI demande à François Hollande, « au nom des relations France-Italie », de « conserver les sections bilangues et européennes, véritables garanties de diversité et de progrès linguistiques, pour tous les élèves, issus de tous les milieux sociaux ».