dictée

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Dans une courte lettre envoyée le 24 septembre aux syndicats d’enseignants SNUipp-FSU et SE-Unsa, Najat Vallaud-Belkacem a répondu aux critiques de nombre de professeurs des écoles quant à son idée d’instaurer une dictée quotidienne en primaire, dans le cadre des projets de nouveaux programmes scolaires.

Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, cette décision unilatérale de la ministre de l’Education nationale reflète « une méconnaissance de ce qui se fait sur le terrain et une forme de mépris pour toutes les personnes – enseignants, inspecteurs – qui ont planché des mois au sein du CSP (Conseil Supérieur des Programmes) sur les nouveaux programmes ». Et de dénoncer une atteinte à la liberté d’enseignement des professeurs.

Najat Vallaud-Belkacem « attachée à la liberté pédagogique »

Dans sa réponse aux syndicats, Najat Vallaud-Belkacem rappelle son « attachement à la liberté pédagogique des enseignants du premier degré, dont la rigueur et le professionnalisme sont reconnus par tous », et remarque que le projet de programmes de cycle 2 prévoit « que les activités de lecture et d’écriture sont quotidiennes et les relations entre elles permanentes ». Ainsi, indique Najat Vallaud-Belkacem, « de courtes et fréquentes dictées de syllabes ou de mots sont, notamment, une activité importante pour la maîtrise des relations entre l’oral et l’écrit ».

Comme le remarque le SNUipp-FSU sur son site, il n’y a finalement « rien de bien nouveau au regard de ce qui se pratique déjà dans les classes », et « ce qui est certain, c’est que les enseignants ne seront donc pas soumis au régime obligatoire de la dictée quotidienne ».

« Précisions utiles » après un « coup de comm' »

Le syndicat, qui demandait à la ministre, dans un courrier du 21 septembre, « d’apporter les clarifications indispensables sur les contenus des nouveaux programmes et de mettre fin aux malentendus », salue des « précisions fort utiles » pour les enseignants, « après le coup de communication » du gouvernement.

Le SNUipp-FSU, apparemment satisfait, prévient qu’il « sera attentif au respect de ces orientations dans les nouveaux programmes, afin d’éviter toute dérive injonctive caricaturale et inefficace ».