© ehrenberg-bilder

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« En trois ans, François Hollande a creusé la tombe de l’apprentissage » affirme Christian Estrosi, actuel candidat à la présidence de la région PACA. Accompagné d’autres députés Les Républicains, il estime que cette filière est en chute libre et qu’elle doit faire l’objet d’une réforme. C’est pourquoi ces derniers déposeront un projet de loi en ce sens dans les prochains jours.

Mieux préparer les jeunes au monde de l’entreprise

Après avoir déclaré sur son compte Facebook «Quand on sait que 70% des apprentis trouvent un emploi à l’issue de leur formation, il est urgent de faire de l’apprentissage une filière d’excellence et non un filet de repêchage pour les décrocheurs », le maire de Nice a renouvelé sa position en indiquant lors d’une conférence de presse « Nous voulons permettre l’apprentissage à partir de l’âge de 14 ans. En donnant aux jeunes une formation professionnelle le plus tôt possible, on les prépare mieux au monde de l’entreprise ». Pour ce faire, le projet de loi en question prévoit de confier aux régions la gestion des centres de formation et d’apprentissage. Elles deviendraient ainsi « l’unique pilote de la formation professionnelle ».

Aligner les conditions de travail sur celles des salariés

Second point de réforme : alléger les conditions de travail des apprentis, et ainsi les aligner sur celles d’un salarié ordinaire : « Nous devons libérer les apprentis et les chefs d’entreprises de ces contraintes qui nous paraissent totalement grotesques » martèle le candidat Estrosi. Rappelons qu’une disposition de 2011, abrogée en 2013, prévoyait déjà un apprentissage accessible dès l’âge de 14 ans. Depuis cette abrogation, l’âge minimum légal est de 16 ans. Si cette proposition de loi des Républicains était adoptée, il s’agirait d’un retour en arrière, à l’heure où François Hollande s’est fixé un objectif ambitieux : atteindre le cap des 500 000 apprentis d’ici 2017.