Des anciens du syndicat étudiant UNI (droite) ont créé une nouvelle organisation syndicale, La Cocarde étudiante, « souverainiste et profondément gaulliste » et non affiliée à un parti, ont-ils annoncé vendredi.

Estimant que l’UNI et l’UNEF ne sont que « le prolongement des motions des partis politiques » Les Républicains et PS, les dirigeants de ce nouveau syndicat se présentent comme « un rassemblement indépendant de tous les étudiants patriotes aspirant à la liberté ».

Ils veulent « repolitiser les étudiants » en les incitant à voter lors des élections étudiantes. La Cocarde prône la sélection à l’entrée à l’université, un accroissement de l’autonomie des universités, une hausse du numerus clausus en médecine puisque « le nombre de médecins est insuffisant », obligeant les communes en milieu rural « à faire appel à des médecins étrangers », et une augmentation du budget de la recherche.

Le nouveau syndicat, qui a démarré en mai, compte actuellement quelque 200 adhérents et table sur 400 d’ici la fin du mois, et comprend une quinzaine de sections en France (dont Assas, Sorbonne, Science-Po Paris, la Catho de Lille, Pau, Albi, etc.). Il table sur une montée en puissance d’ici les élections étudiantes au printemps prochain.

Ses adhérents se réclament des Républicains pour 20%, du FN pour 20%, de Debout la France, le parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan, pour 20%, et les autres sans appartenance, a indiqué son président Maxime Duvauchelle, ancien de l’UNI.

Le mouvement assure ne recevoir aucune subvention d’un parti politique et fonctionner pour le moment sur ses seules cotisations et « des dons privés ».