Valérie Pécresse, candidate de la droite et du centre pour les régionales en Ile-de-France, a dénoncé mardi « l’abandon coupable de la gauche » sur la question de l’immobilier des lycées dans la région capitale.

« En 17 ans, la gauche a créé une situation explosive », a déclaré Mme Pécresse lors d’une conférence de presse dans son tout nouveau local de campagne (VIIIe arrondissement), en présence de son alliée Chantal Jouanno (UDI), et a promis un « changement radical pour éviter la thrombose » s’il elle était élue en décembre.

La députée (Les Républicains) des Yvelines s’en est prise à « l’indifférence » de l’exécutif face « au retard des chantiers », un problème qui s’aggrave « avec 3 chantiers sur 4 en retard cette rentrée contre 2 sur 3 l’an passé » c’est-à-dire « 120 chantier en retard », dont les « lycées fantômes », ces lycées promis par la région et dont la construction n’est pas lancée.

De son côté, dans un document de juillet, le Conseil régional d’Ile-de-France recense « 112 opérations en cours dont 87 (77%) seront livrées selon le calendrier prévu, 20 (18%) dont le démarrage a du être décalé et 5 (4%) ayant subi des incidents ».

Valérie Pécresse a aussi souligné la « passivité » de la Région face « à la poussée démographique » issue du mini baby boom de l’an 2000, un phénomène « totalement prévisible vu que les jeunes mettent 15 ans avant d’arriver au lycée ». Pourtant, « 7 nouveaux lycées n’ont pas été anticipés, sachant que 10% des lycées sont déjà en sureffectifs », a déploré la candidate, soulignant les conséquences comme « les difficultés de la restauration quand il faut faire trois services ».

Elle a aussi regretté « la baisse des crédits de rénovation de 130 millions par an sur la mandature alors que les subventions aux associations augmentaient de 189 millions d’euros dans le même temps ».

Enfin, « le manque de pilotage » des opérations de rénovation et de construction a permis à Mme Pécresse de revenir sur « la multiplication des effectifs » dans les directions de la Région, qu’elle accuse régulièrement de « gabegie ».

Mme Pécresse présentera « la semaine prochaine » son « projet lycées » et promet déjà des « propositions surprenantes ».