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Le maire FN de Beaucaire (Gard) jugé pour diffamation à Nîmes

Le maire FN de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez a comparu jeudi dans une ambiance tendue devant le tribunal correctionnel de Nîmes après la plainte de plusieurs professeurs dont il avait comparé le comportement à celui de « racailles » dans un communiqué. Quelques minutes avant le début de l’audience, une trentaine de militants du FN ont manifesté […]

Le maire FN de Beaucaire (Gard) jugé pour diffamation à Nîmes

Le maire FN de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez a comparu jeudi dans une ambiance tendue devant le tribunal correctionnel de Nîmes après la plainte de plusieurs professeurs dont il avait comparé le comportement à celui de « racailles » dans un communiqué.

Quelques minutes avant le début de l’audience, une trentaine de militants du FN ont manifesté leur soutien au maire de Beaucaire, faisant face à près de 200 syndicalistes de la CGT qui ont entonné le Chant des partisans, avec à la main des pancartes où l’on pouvait lire « enseignants, éduqués, pas racailles ».

M. Sanchez a comparu devant une salle comble pour injures et diffamation publiques. En juin 2014, dans un communiqué de presse de la ville de Beaucaire, il avait écrit: « Ce ne sont pas quelques syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires, dont le comportement n’a rien a envier à celui de racailles, qui va m’impressionner ».

Ces propos et faisaient suite à un incident qui s’était déroulé dans un lycée de Beaucaire et qui avait vu les membres du conseil d’administration de l’établissement, tous professeurs, refuser de saluer le maire et quitter la pièce après son arrivée.

A la barre, Julien Sanchez a estimé jeudi que ne pas serrer la main à « une personne dépositaire de l’autorité publique » était « un manque d’éducation », entraînant des protestations chez les nombreux syndicalistes venus assister à l’audience.

En revanche, le maire de Beaucaire, où la présidente du FN Marine Le Pen avait manifesté après l’attaque qui avait visé Charlie Hebdo, n’a pas confirmé être l’auteur des propos qui lui sont reprochés. « C’est un texte collectif », s’est-il défendu, avant de se lancer dans une explication de texte du communiqué: « Ces professeurs sont des privilégiés dans le sens où ils ont réussi à se faire élire pour représenter les autres. Ils sont aigris et sectaires, car il suffit de voir leur comportement nauséabond, d’autres auraient d’ailleurs employé des termes bien pires. Enfin, il n’est pas écrit que les professeurs sont des racailles, mais que leur comportement n’a rien à envier à celui des racailles, ce qui n’a rien à voir ».

L’élu a estimé que l’ensemble de ces propos n’étaient pas « choquants », dans la mesure où il s’était senti « insulté » par ces professeurs qui avait qualifié son parti de « raciste et xénophobe ».

Le procureur n’a pas pris de réquisition lors de l’audience. Le jugement a été mis en délibéré le 22 septembre à 14H00.

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