Le Sénat a adopté mercredi en nouvelle lecture le projet de loi relatif à la ratification de plusieurs ordonnances sur la gouvernance de l’Université des Antilles et de la Guyane en confirmant son vote initial.

Les sénateurs ont adopté le texte de leur commission, sans modification. Ils ont ainsi montré leur attachement à la formule d’un ticket de trois candidats pour la présidence et les vice-présidences de pôle universitaire, comme adopté en première lecture, estimant que ce ticket permettait de « garantir la cohérence stratégique et l’unité de l’établissement ».

Seul l’article 1er restait en discussion, les autres ayant été adoptés conformes par les deux chambres en première lecture.

Cet article 1er a notamment pour objet de ratifier l’ordonnance du 17 juillet 2014 par laquelle le gouvernement modifie le chapitre du code de l’éducation relatif à l’université des Antilles et de la Guyane pour adapter à cet établissement les dispositions de la loi de juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche.

Il a été adopté par 188 voix (Les Républicains et centristes), personne ne votant contre. La gauche (socialistes, communistes, RDSE à majorité PRG et écologistes) s’est abstenue.

Le projet de loi prend acte du départ du pôle guyanais devenu université de plein exercice au 1er janvier 2015. Cette scission avait été validée par le gouvernement Ayrault après une forte mobilisation locale à la rentrée 2013 pour dénoncer le statut d’éternel parent pauvre de ce qui fut l’université Antilles-Guyane.

L’organisation des deux pôles restants a fait l’objet d’une ordonnance en juillet 2014 qui réaffirme « l’unité » de l’université des Antilles. Mais les débats sur le projet de loi de ratification de cette ordonnance ont achoppé sur le modèle de gouvernance.

L’Assemblée de son côté s’est ralliée à la position du gouvernement qui défend une élection des vice-présidents par chaque pôle régional. C’est à elle que revient désormais le dernier mot.