examen au college

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Mardi 19 mai, la grève contre la réforme du collège a mobilisé 27,6% des professeurs des collèges publics, selon le ministère de l’Education nationale – « plus de 50% » selon le SNES.

Le lendemain, paraissaient au Journal officiel, le décret n° 2015-544 et l‘arrêté « relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège. Une « provocation », pour Frédérique Rolet, secrétaire nationale du SNES-FSU, interrogée par France Info. « C’est vraiment une très mauvaise méthode, une faute politique », indiquait-elle à la radio.

Une « journée nationale des collèges »

Tout comme François Bayrou, qui appelait à une « manifestation nationale » face à ce qu’il considérait, lors d’une interview de l’AFP, comme un « passage en force, au mépris de tous les engagements de prise en compte des réactions d’inquiétude », les syndicats d’enseignants qui avaient appelé à la grève du 19 mai (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action et SUD Éducation) prévoient de remettre le couvert le mois prochain.

Ainsi, les organisations appellent-elles dans un communiqué commun, à une « journée nationale des collèges », le 4 juin, composée d’assemblées générales et de débats avec les parents. « Cette provocation et ce mépris des personnels sont contre-productifs : il est illusoire d’espérer mettre en œuvre une réforme contre les professionnels », peut-on lire sur le site du SNES-FSU.

Pas question toutefois de boycotter les épreuves écrites du brevet (qui se dérouleront les 25 et 26 juin), comme le menaçait le Syndicat national des lycées et collèges (Snalc) : les syndicats appellent simplement à préparer une nouvelle grève nationale pour le mois de juin, et réclament « l’abrogation » des textes publiés au Journal officiel, ainsi que « la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège. »