(AFP - BORIS HORVAT)

(AFP – BORIS HORVAT)

Depuis plusieurs semaines déjà, une intersyndicale appelait les enseignants du secondaire à descendre dans la rue le 19 mai pour dire non à la réforme du collège portée par Najat Vallaud-Belkacem.

D’après les chiffres du ministère de l’Education nationale, les professeurs seraient 27,61 % dans les collèges publics, et 6,75% dans ceux du privé à ne pas avoir travaillé ce mardi. Tandis que du côté du principal syndicat du secondaire, le Snes, on constate 50% de grévistes pour le corps enseignants. Plusieurs manifestations étaient organisées dans les grandes villes de France. Selon le syndicat, il y aurait 10 000 manifestants dans le cortège parisien.

La réforme du collège « se fera »

Cette opposition des enseignants est, selon un sondage réalisé par Odoxa, approuvée par six Français sur dix.  Au SNES comme au SNALC, les syndicats se disent plutôt satisfaits par le nombre de grévistes car il est de plus en plus difficile de mobiliser massivement les enseignants. Mais à l’UNSA, syndicat favorable à la réforme, on constate simplement qu’on est loin du raz-de-marée annoncé.

Pour la ministre, Najat Vallaud-Belkacem, pas question de reculer : la réforme du collège « se fera » et entrera en vigueur comme prévu à la rentrée 2016, car «elle est indispensable», a-t-elle déclaré. Elle assure néanmoins qu’elle recevra les syndicats qui avaient appelé à faire grève de mardi. Il s’agira uniquement de discuter de la bonne mise en œuvre de la réforme.