Maths

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Réalisée en 2012, l’étude internationale Pisa de l’OCDE, faisait état d’une baisse du niveau en mathématiques chez les élèves français. Une nouvelle étude, réalisée par la Direction des évaluations du ministère de l’éducation nationale (DEPP), conforte cet état des lieux.

L’enquête a été menée dans le cadre du dispositif du cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon (Cedre), qui établit tous les 6 ans des bilans des acquis des élèves en fin d’école et de collège, par rapport aux objectifs fixés par les programmes. Selon l’étude, « le score moyen est en baisse » en mathématiques, en fin de 3e.

Une maîtrise technique en recul

Ainsi, peut-on lire dans le texte, « le pourcentage d’élèves de faible niveau (incapables de résoudre en 3e un problème de CM2) passe de 15 % à 19,5 %, soit une augmentation de près d’un tiers » en 6 ans. Les groupes de « niveaux moyens » restent stables, mais ceux des élèves de 3e « de bon niveau » ont perdu 5,8 points en 6 ans.

math problems © R MACKAY - Fotolia

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L’évaluation Cedre décrit « des élèves capables de prendre des initiatives et de raisonner pour résoudre des problèmes, mais dont la maîtrise technique recule ». Ainsi, la capacité des élèves à « développer ou factoriser une expression », de « résoudre une équation », ou d’effectuer « des opérations sur les radicaux » recule « pour l’ensemble des élèves ».  Dans Le Parisien, Catherine Moisan, directrice de la DEPP, remarque qu' »il s’agit d’une maîtrise dont on peut difficilement se passer dans la vie quotidienne. »

« L’urgence de réformer le collège confirmée »

Les résultats de l’évaluation Cedre semblent conforter la stratégie dévoilée par Najat Vallaud-Belkacem en décembre 2014, qui vise à renouveler l’enseignement des mathématiques. Pour « donner le goût des maths aux élèves », la ministre entendait ainsi renforcer la place du calcul mental, des exercices « ludiques » et de l’informatique.

Pour le ministère de l’Education nationale, qui a publié un communiqué sur son site, l’étude de la DEPP conforte aussi le projet de réforme du collège. « Ce diagnostic démontre, s’il le fallait encore, l’urgence de réformer le collège afin d’y améliorer l’acquisition des fondamentaux, réduire le déterminisme social et faire réussir tous les élèves », écrit Najat Vallaud-Belkacem. Et d’ajouter : « c’est précisément ce que nous avons entrepris pour proposer, à tous les élèves, 3 heures d’accompagnement personnalisé en 6e, puis 1 heure au minimum en 5e, 4e, 3e ».

Selon le communiqué, l’évaluation Cedre conforte aussi le projet de donner aux enseignants « 20% d’autonomie, afin qu’ils puissent déterminer au mieux les réponses à apporter aux  besoins de leurs élèves et notamment, réserver des temps en petits groupes », ainsi que celui de créer des temps interdisciplinaires, « pour que les élèves s’approprient d’une autre façon les savoirs fondamentaux. »