Depuis un certain temps, la promesse d’un « grand plan » pour le numérique à l’école revient régulièrement dans les discours de François Hollande. La semaine dernière, lors d’une conférence de presse, le président de la République a précisé les grandes orientations du projet.

Un milliard d’euros sur 3 ans

Un milliard d’euros, sur 3 ans, seront consacrés au développement du numérique à l’école : formation des personnels aux usages du numérique, développement de ressources pédagogiques et financement d’ordinateurs et de tablettes. En 5e, 4e et 3e, des manuels scolaires numériques seront proposés en français, histoire-géographie, mathématiques, langues vivantes et sciences, afin « d’alléger le cartable des collégiens ». Le « partage des ressources » entre enseignants et élèves sera facilité par une plate-forme, où les professeurs pourront notamment proposer des contenus qu’ils auront eux-mêmes créés.

Dès la rentrée 2015, 500 établissements « pionniers » (écoles et collèges) pourront bénéficier de ce plan, soit « plus de 70 000 élèves et 8 000 enseignants », selon Najat Vallaud-Belkacem. La généralisation, quant à elle, devrait intervenir à la rentrée 2016.

Des jeux vidéo bientôt dans toutes les salles de classe ?

Toutefois, certains enseignants n’ont pas attendu le lancement de ce plan pour mettre en place des pratiques pédagogiques innovantes, en utilisant par exemple les jeux vidéo pour rendre les cours plus concrets pour les élèves. Par exemple, Olivier Quinet, professeur d’histoire-géographie à Montpon-Menesterol (24), utilise le jeu vidéo A l’assaut, qui « permet de se mettre dans la peau d’un soldat canadien pendant la guerre, notamment dans les tranchées », explique-t-il.

Romain Vincent, enseignant d’histoire-géographie à Chelles (77), prépare quant à lui une séance avec le jeu vidéo Versailles, qui permet de mener une enquête, en analysant les décors du château de Versailles, en discutant avec des personnages historiques, ou en consultant une encyclopédie. Et les retours des deux enseignants sont très positifs. « En jouant, l’on peut apprendre de façon très efficace », parfois même mieux qu’avec les explications au tableau, souligne Olivier Quinet. Les jeux vidéo peuvent rendre le cours « bien plus concret ».