Les Maisons et festivals de poésie, comme beaucoup d’autres manifestations culturelles en France, font les frais des restrictions budgétaires dans les collectivités locales, a regretté lundi l’organisme Printemps des Poètes qui promeut la poésie en France.

Après la disparition du Festival « Voix de la Méditerranée » de Lodève, l’un des principaux festivals consacrés à la poésie, annulé par le maire socialiste, Marie-Christine Bousquet, la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines a annoncé sa fermeture prochaine, a indiqué à l’AFP Jean-Pierre Siméon, poète lui-même, mais surtout directeur artistique du « Printemps des Poètes », et vice-président de la Fédération européenne des maisons de la Poésie.

« Nous avons constaté beaucoup de réductions des aides venant des collectivités territoriales, des mairies ou des départements. C’est dommage car la poésie c’est l’espéranto de l’âme humaine, et ces structures sont parmi les moins chères pour les deniers publics » a-t-il estimé.

Au début des années 2000, la France comptait sept ou huit maisons de la poésie, dont Grenoble, Marseille, Paris et Nantes. « Aujourd’hui, il y a en France 36 structures comprenant maisons et festivals travaillant sur la poésie, a dit M. Siméon, en « s’alarmant » des décisions prises par les élus.

Après le Goncourt de poésie, remis la semaine dernière à William Cliffe, M. Siméon, auteur d’un très récent essai « la poésie sauvera le monde » (Edition Le Passeur) a estimé que la France « compte certainement plus de très bons poètes que de très grands romanciers », mais malheureusement « ils ne sont pas reconnus ».

« Le Printemps des poètes », lui-même menacé en 2012 par la baisse des subventions venant du ministère de l’Education nationale, a dû sa survie à des économies drastiques de fonctionnement, déménagement, réduction des postes fixes.