Le maire de Béziers Robert Ménard « a franchi une ligne jaune et se place délibérément en dehors des valeurs de la République » en ayant recours au « fichage » des élèves musulmans sur la base de leur nom, a dénoncé mardi le ministre de l’Intérieur.

« Un tel fichage est interdit par la loi. Ficher des enfants selon leur religion, c’est renvoyer aux heures les plus sombres de notre histoire », affirme Bernard Cazeneuve dans un communiqué.

Lundi soir, dans l’émission « Mots croisés » sur France 2, M. Ménard, élu avec le soutien du Front national, a dit se servir des noms pour établir des statistiques sur les confessions religieuses des élèves de sa commune.

Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête préliminaire. Evoquant son « indignation », Bernard Cazeneuve rappelle que l’enquête devra « déterminer si un tel fichier existe ou non ».

Le Premier ministre Manuel Valls a pour sa part tweeté « Honte au maire » et la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem jugé le « fichage » « honteux » et « antirépublicain ».