Photo : Cobber17, Jpbazard

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Najat Vallaud-Belkacem a tenu à réaffirmer, ce mardi sur I-Télé, l’ambition de la réforme du collège pour l’apprentissage des langues vivantes, dont l’allemand. Elle a rappelé que cette réforme a précisément vocation à faire bénéficier tous les collégiens « des vertus avérées de dispositifs jusqu’à présent dérogatoires qui ne concernaient que quelques-uns », souligne également un communiqué de presse publié le 16 avril.

Généraliser l’apprentissage de l’allemand

Le constat sur l’état du collège « n’est pas terrible, nos collégiens sont de moins en moins bons à la sortie du collège » et leurs résultats sont « de plus en plus inégalitaires », a-t-elle souligné. Face à ce constat, la ministre a proposé de  » faire apprendre à tous les collégiens une seconde langue vivante plus tôt », soit dès la cinquième. Elle a également précisé que « l’enseignement de l’allemand ne disparaîtra pas ». « Au contraire, il y aura plus de collégiens qui pratiqueront plus tôt leur langue vivante 2 », évoquant également  « une politique volontariste pour que l’allemand soit appris en langue vivante 1″.

Davantage de professeurs d’allemand

« Cette langue, il nous faut la promouvoir, peut-être plus que les autres en France. Pourquoi ? Parce que nous avons histoire commune, nous avons une envie de vivre ensemble avec les Allemands qui est évidente et qu’il faut porter ça à l’école », a-t-elle estimé.

La ministre a aussi rappelé que l’apprentissage de la LV1 commencera dès le CP, et a anticipé l’augmentation du nombre d’élèves pratiquant l’allemand en recrutant plus d’enseignants de cette discipline : 443 postes en 2014, 514 en 2015 contre 199 en 2010.

Toutefois, dans un communiqué de presse publié le 21 avril, l’Université franco-allemande (UFA) a tenu à faire part de son inquiétude au projet de réforme des collèges qui menace la diversité des langues enseignées, et notamment de l’allemand.