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Négociations sur le collège: plusieurs syndicats claquent la porte

Plusieurs syndicats ont claqué mardi soir la porte lors de la dernière réunion de négociation sur la réforme du collège, prévue pour la rentrée 2016, a indiqué à l’AFP Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES-FSU, premier syndicat du secondaire. Sont aussi sortis plus tôt que prévu le Snalc, FO et la CGT, a-t-elle précisé, tandis […]

Négociations sur le collège: plusieurs syndicats claquent la porte

Plusieurs syndicats ont claqué mardi soir la porte lors de la dernière réunion de négociation sur la réforme du collège, prévue pour la rentrée 2016, a indiqué à l’AFP Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES-FSU, premier syndicat du secondaire.

Sont aussi sortis plus tôt que prévu le Snalc, FO et la CGT, a-t-elle précisé, tandis que les syndicats réformistes SE-Unsa et Sgen-CFDT ont poursuivi les discussions.

Mme Rolet a expliqué avoir demandé du temps pour consulter la profession. Elle a également demandé de « revenir sur la question de l’autonomie », le projet de réforme prévoyant que chaque collège définisse, suivant les besoins de ses élèves, 20% de son emploi du temps, pour du travail en petits groupes, de l’accompagnement personnalisé pour tous les élèves, et à partir de la cinquième de nouveaux Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI).

« Les collègues ne veulent pas que l’on mette les disciplines en concurrence et qu’on ait à choisir entre en dédoublement en langues vivantes ou en sciences ou la possibilité de travailler en groupes ailleurs », a indiqué Mme Rolet.

Le départ de plusieurs organisations fait partie « de la posture syndicale pour faire pression sur les discussions », a estimé le ministère, faisant valoir que si les négociations ont officiellement démarré après la présentation des grandes lignes de la réforme par la ministre le 11 mars, des discussions informelles se déroulaient en réalité depuis janvier.

Les organisations reçues mardi, celles de l’enseignement public, constituent un des groupes avec lesquels se déroulent les discussions, a précisé la rue de Grenelle, citant les enseignants du privé (20% des élèves), les parents ainsi que le personnel d’encadrement (inspection, chefs d’établissement), chez qui le ministère perçoit un accueil « très positif des mesures ».

Le projet de réforme doit être présenté le 10 avril pour vote consultatif au Conseil supérieur de l’éducation (CSE), qui réunit les représentants de la communauté éducative.

Retarder le calendrier mettrait la réforme en difficulté, selon le ministère. Les enseignants doivent bientôt être consultés sur les projets de nouveaux programmes scolaires, ce qui nécessite qu’ils connaissent les grilles horaires, a-t-on estimé.

Sur le fond, le clivage porte sur l’autonomie, a relevé la rue de Grenelle. « Le Snes voudrait en gros que tous les dédoublements soient fixés de Paris », alors la réforme prévoit de laisser les établissements les faire là où ça leur semble le plus pertinent.

La contestation de la réforme du collège fait partie des mots d’ordre de la grève du 9 avril, lancée par des fédérations de fonctionnaires et relayée par des syndicats du secondaire, a souligné Mme Rolet.

Concernant la langue vivante 2, dont l’enseignement sera avancé d’un an en 5e, le projet d’arrêté dont l’AFP a eu connaissance prévoit que les collégiens auront 2,5 heures par semaine en 5e, 4e et 3e.

Pour le latin et le grec ancien, le ministère avait d’abord prévu de mettre fin aux options au profit d’un EPI Langues et cultures de l’Antiquité, déclenchant une campagne d’enseignants s’inquiétant d’une possible disparition de l’enseignement des langues anciennes.

Le projet d’arrêté prévoit finalement des « enseignements de complément » pour les langues anciennes ou les langues régionales, dans la limite d’une heure par semaine en 5e puis deux heures en 4e et 3e.

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