Environ 150 personnes ont manifesté lundi à Paris pour demander des logements « décents » pour les lycéens sans-papiers et la libération d’un jeune placé, selon eux, en centre de rétention, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Des dizaines de mineurs se retrouvent à vivre dans la rue, c’est proprement insupportable, il faut que ces jeunes soient hébergés dans des conditions décentes », a déclaré Richard Moyon, un membre du Réseau éducation sans frontières (RESF), qui avait appelé à manifester place de l’Hôtel de Ville.

Des militants du Droit au logement (DAL), du Collectif du lycée Edith Piaf et de l’Union nationale lycéenne (UNL) étaient également présents pour exiger la libération d’Alaa Belkhir. Ce jeune Algérien de 21 ans suivait sa scolarité dans le lycée La Tournelle à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), ont-ils expliqué, avant d’être contrôlé fin février et placé dans le centre de rétention de Vincennes.

« C’est anormal que la France refuse le droit à l’éducation pour tous », s’est insurgée la secrétaire générale de la fédération du 92 de l’UNL Bérénice Chapelle, qui craint que le jeune homme ne se fasse expulser.

« Nous sommes là pour nos amis qui sont dehors », a expliqué Keita Souleymane, un jeune Malien se disant âgé de 17 ans, scolarisé dans un lycée parisien et hébergé dans un hôtel.