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Bartolone: le refus de chanter la Marseillaise, « un mauvais signal » à prendre en compte

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui effectue vendredi son premier déplacement sur le terrain pour sa mission sur « l’engagement citoyen », estime que lorsqu’un jeune refuse de chanter la Marseillaise, c’est « un mauvais signal », qu’il est important d’entendre et d’interroger. « Quand des jeunes ne se reconnaissent pas dans une émotion collective, il est important […]

Bartolone: le refus de chanter la Marseillaise, « un mauvais signal » à prendre en compte

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui effectue vendredi son premier déplacement sur le terrain pour sa mission sur « l’engagement citoyen », estime que lorsqu’un jeune refuse de chanter la Marseillaise, c’est « un mauvais signal », qu’il est important d’entendre et d’interroger.

« Quand des jeunes ne se reconnaissent pas dans une émotion collective, il est important de se demander ce que ça signifie. Et quand cela se produit dans un certain nombre d’écoles dans des quartiers en difficulté, ça veut dire que ces jeunes ne se sentent plus invités à part entière à la table de la République », déclare M. Bartolone dans une interview au journal la République des Pyrénées dans son édition de vendredi.

Le président de l’Assemblée effectue vendredi son premier déplacement de terrain dans les Pyrénées-Atlantiques. A Montardon et Mourenx, il doit notamment s’entretenir avec plus d’une centaine de lycéens d’établissements de la région de Pau.

Pour M. Bartolone, un certain nombre de jeunes « ont l’impression que la République n’est pas partout. Ils ont même parfois le sentiment que dans les quartiers populaires ou les zones rurales en difficulté, la République est toujours pour les mêmes, avec une reproduction des élites, qui s’est hélas beaucoup développée ».

« Pour aimer la République, il faut l’apprendre, la connaître mais aussi pouvoir la vivre au quotidien », ajoute le président de l’Assemblée pour qui les politiques ont « la responsabilité de démontrer que les mots de la République ont un sens dans la vie de tous ». Or, « dans certaines zones rurales ou urbaines, les habitants ont l’impression que ces mots magnifiques ne les concernent pas. Ils se sentent abandonnés », estime-t-il.

Pour autant selon lui, ce « besoin de reconquête républicaine » n’est pas nécessairement un « aveu d’échec » de l’Éducation nationale. « On a quelquefois trop demandé à l’école », estime-t-il. Au-delà, « il y a l’éducation portée par les parents, le secteur associatif -qui s’est beaucoup fragilisé ces dernières années – par les collectivités locales, les services publics… »

Sa mission de réflexion sur « l’engagement citoyen et l’appartenance républicaine » doit présenter au président François Hollande, qui l’a commandée, « une quinzaine de propositions concrètes » durant la première quinzaine d’avril, a récemment rappelé M. Bartolone.

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