Un parent d’élève a été placé en détention provisoire mercredi à Albi et comparaîtra jeudi pour avoir proféré des menaces de mort contre la directrice de l’école où une institutrice avait été assassinée en juillet dernier, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

« Si cela continue il va y avoir un deuxième meurtre dans cette école », avait notamment lancé cet homme de 35 ans, père de deux enfants scolarisés à l’école Edouard Herriot, lors d’une rencontre houleuse avec la directrice.

La directrice de l’école avait porté plainte et l’homme a été placé en garde à vue, alors qu’il s’était rendu de lui-même au commissariat pour porter plainte contre elle.

L’homme a rencontré un psychiatre avant d’être déféré au parquet. Il sera jugé en comparution immédiate pour les menaces de mort, jeudi après-midi, et a été placé en détention provisoire en attendant l’audience, a indiqué le parquet d’Albi.

« Ce n’est pas la première fois que ce père de famille profère de telles menaces envers le corps enseignant » qu’il soupçonnerait « de signalement pour violences intrafamiliales », a précisé à l’AFP un syndicaliste enseignant du Tarn.

Le 4 juillet, au dernier jour de l’année scolaire, une femme déséquilibrée de 47 ans avait mortellement poignardé Fabienne Terral-Calmès, 34 ans, l’institutrice de sa fille devant des élèves de maternelle.

La meurtrière avait été mise en examen pour « assassinat » et placée en détention dans un service médico-pénitentiaire de la région toulousaine, les experts ayant conclu à l’existence de « troubles mentaux sévères sous forme d’idées délirantes de persécution ».

Une marche silencieuse avait réuni 4.500 personnes le 7 juillet aux abords de l’école, trois jours après le drame pour rendre hommage à la victime. Les parents avaient fait bloc pour soutenir la famille de l’institutrice, les personnels et l’école du quartier.