Challenge robotique défis Primaires Festival ARTEC 2013La réforme des rythmes scolaires continue d’être vivement critiquée par certaines municipalités. En janvier, nous avions relayé le cas de la commune de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, qui avait revu les horaires de classe et supprimé les ateliers périscolaires de ses écoles maternelles et élementaires, « faute d’animateurs ».

Un mois plus tard, c’est la ville de Marseille qui songe à rendre payants les temps d’activités périscolaires (TAP). Alors que la réforme s’applique depuis janvier, une délibération soumise au vote le 16 février, prévoit de faire participer les parents, à hauteur de 2 € par semaine, et par élève (avec mise en place d’un demi-tarif, voire d’une gratuité pour les familles modestes), soit 80 € par an.

Une pénurie d’animateurs

« Le souci de l’administration municipale de perfectionner la qualité du dispositif conduit à adopter une organisation des TAP en Accueils de Loisirs Sans Hébergement, ce cadre juridique et financier étant à même de permettre une offre de plusieurs activités équilibrées, assurant une qualification optimale des intervenants, ainsi qu’un taux d’encadrement adéquat pour un projet éducatif adapté », note la municipalité dans son projet de délibération, afin de justifier ce passage au payant.

Dans son rapport, la Ville décrit les grandes difficultés des associations d’éducation populaires, pour recruter suffisamment d’animateurs (il en faudrait 3500 environ, selon La Marseillaise) à destination des 444 écoles publiques de Marseille.

Actuellement concentrés sur le seul après-midi du vendredi, les TAP sont, pour le moment, gratuits pour les familles. Afin d’attirer les animateurs potentiels, les TAP auraient désormais lieu deux après-midi par semaine. « Avec ce nouveau système, ils gagneraient plus, ils seraient plus tentés de rester », explique ainsi un proche du maire de Marseille au site Marsactu.

4 millions d’euros par an de gagnés ?

La décision de faire payer les parents est « tout à fait choquante », pour l’opposition socialiste. Ainsi, malgré la promesse de mettre en place le quotient familial, « cette idée pénaliserait encore les familles les plus modestes ».

Selon La Provence, « la Ville argue que l’application de la réforme lui coûte 25 millions d’euros ». Le passage des TAP au payant permettrait, estime Marsactu, « de récolter 4 millions d’euros par an ».