Le secrétaire national du Parti de gauche Alexis Corbière a déclaré jeudi vouloir « se mettre à l’école de Syriza », parti de la gauche radicale grecque vainqueur des législatives en Grèce.

« Il faut se mettre à l’école de Syriza », a expliqué sur France Inter l’ancien conseiller de Paris. « Il faut dépasser encore le Front de gauche, l’élargir (…) C’est quoi la leçon de Syriza que nous en tirons? C’est l’indépendance intraitable vis-à-vis du PASOK (le parti socialiste grec), vis-à-vis de la social-démocratie. Peut-être qu’en France, lors de certaines élections, (…) cette indépendance n’était pas toujours matérialisée ».

« Mais quand je dis qu’il faut dépasser le Front de gauche, continuer à s’adresser à d’autres forces politiques, vous avez vu, notamment, nous nous adressons à EELV », a rappelé Alexis Corbière, mentionnant Cécile Duflot, députée écologiste et ex-ministre, présente lors d’un rassemblement du Front de gauche en soutien à Syriza la semaine dernière. « Nous avons la main tendue », a-t-il souligné.

En revanche, interrogé sur une possible alliance avec le parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), sur le modèle de celle nouée par Syriza avec les Grecs indépendants, Alexis Corbière estime qu’ « il ne le faut pas, nous n’avons pas le même programme ». En Grèce, malgré cette alliance « de circonstance (…) c’est d’abord le programme de Syriza qui s’applique et uniquement », a-t-il ajouté.