Coloniser Vénus avant Mars, telle est l’idée de deux membres du Centre de recherche Langley de la Nasa. Toutefois, il ne s’agirait pas d’installer des colonies sur le sol de la planète lui même, mais dans des dirigeables, à 50 kilomètres d’altitude.

La mission HAVOC (High Altitude Venus Operational Concept) consisterait ainsi à envoyer des hommes explorer Vénus, depuis des ballons remplis d’hélium, puis de créer, à terme, des villes flottantes, permettant une présence humaine permanente.

Des villes flottantes

Cloud City / NASA

Cloud City / NASA

Pour les scientifiques, il serait plus simple de coloniser Vénus, longtemps considérée comme la « sœur jumelle de la Terre ». Bien que son sol soit très inhospitalier – il y règne une chaleur extrême (500  °C), avec une pression très élevée -, sa haute atmosphère est plus “viable”, avec une température de 75 °C et une pression semblable à celle de la Terre. Vénus se situe également plus près de notre planète que Mars, et il serait donc plus facile d’y envoyer des missions habitées, pour ensuite y créer des colonies. Enfin, le rayonnement solaire est plus élevé que sur Mars, ce qui permettrait aux colons de produire plus facilement de l’électricité solaire.

Pour rendre ce projet possible, HAVOC prévoit d’abord d’envoyer un engin non habité dans l’atmosphère de Vénus, pour une mission de “repérage”. Plusieurs missions habitées seraient ensuite placées sur orbite autour de « l’étoile du berger », avant la création, au bout de plusieurs années, de véritables villes flottantes. Pour l’heure, les chercheurs de la Nasa planchent sur le robot (une sonde) dont la mission sera d’effectuer des mesures préliminaires – un engin rempli d’hélium, fonctionnant grâce à l’énergie solaire, ressemblant lui aussi à un dirigeable.