Rachida Dati, ancien ministre UMP de la Justice, dénonce la refonte de la carte de l’éducation prioritaire qui « accable » les classes moyennes, mercredi dans un communiqué.

Dans ce communiqué, intitulé « Refonte de la carte de l’éducation prioritaire: haro sur les classes moyennes ! », Mme Dati se demande « où est la justice sociale quand ce sont toujours les mêmes que le gouvernement accable ».

Les classes moyennes « sont les premières victimes de la hausse continue des impôts, et maintenant leurs enfants seront les victimes de la réforme de l’éducation prioritaire », affirme la maire de Paris VIIe.

Selon elle, « cette réforme n’est ni faite, ni à faire. La gauche parle d’égalité, de réussite et sanctionne les enseignants et les élèves qui ont réussi à améliorer les résultats avec ténacité et persévérance. La réponse à ce mérite est la perte d’avantages qui ne sont ni des faveurs, ni des privilèges, mais la clé de leur réussite. C’est un nivellement inacceptable ! ».

« En enlevant les moyens des collèges et des écoles des quartiers de mixité sociale, ce sont les parents que l’on pénalise », poursuit-elle.

« Avec Manuel Valls, le changement à l’école, c’est maintenant, avec l’aggravation des inégalités et le retour de la ghettoïsation ! Le communautarisme et la ghettoïsation sont les deux piliers de la gauche depuis trop longtemps ! Nous en payons également le prix depuis trop longtemps. La France, pays de l’égalité, de la méritocratie, mérite mieux que cela », conclut l’ancien ministre.