Le prochain contrat de plan État-Région (CPER) d’un montant de 2,3 milliards d’euros pour la période 2015-2020 en Ile-de-France devra être conclu en avril, a annoncé mercredi le préfet de la région Jean Daubigny devant les élus régionaux.

Ce CPER concerne les transports, l’enseignement supérieur et la recherche, la transition écologique et énergétique.

« L’État maintient son effort légitime puisque l’Ile-de-France représente près du tiers du PIB de la France. En donnant à l’IDF les moyens de son investissement, on sert un intérêt national », a souligné le préfet Daubigny.

« Avec plus de 2,3 milliards d’euros de crédits budgétaires à contractualiser, le CPER s’appuie sur des bases solides », a-t-il estimé. Le précédent contrat de plan 2007-2013 (étendu à 2014) portait sur 2,2 milliards.

Il a précisé qu’aux 2,3 milliards s’ajouteront une dotation de fonds européens augmentée de 25% à 905 millions d’euros.

Dans le détail, le volet « mobilités » sera abondé de 1,4 milliard pour le plan de mobilisation qui vise à améliorer le réseau de transports existant. 400 millions seront affectés en plus aux liaisons multimodales, c’est à dire faciliter pour les usagers l’utilisation fluide de plusieurs modes de transports.

Sur l’enseignement supérieur et la recherche, « nous pouvons être parmi les capitales mondiales de la connaissance, un atout pour notre pays et pour l’Europe », a souligné le préfet, expliquant l’effort consacré à ce volet.

A l’enveloppe de crédits de 306 millions d’euros du CPER viendront en effet s’ajouter 5 milliards d’ici 2020 via le Plan Campus et les investissements d’avenir. « L’Ile-de-France représente 40% du programme des investissements d’avenir », a souligné M. Daubigny.

Sur le volet territorial, les aides aux maires bâtisseurs de logements figureront dans le CPER. Sur les 100 millions annoncé par Manuel Valls à l’échelle nationale, une bonne partie devrait revenir à l’Ile-de-France où se concentrent les zones tendues.

Enfin, concernant la transition écologique et énergétique, « autre pilier majeur de la future contractualisation », M. Daubigny a annoncé des « crédits au titre de l’Ademe ont été largement abondés et ils seront substantiellement augmenté par rapport au dernier contrat » sans citer de chiffres. Il s’agira notamment de « rénovation énergétique des bâtiments pour les entreprises et les foyers ».