La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, vient d’adopter la nouvelle carte de l’éducation prioritaire. Si le nombre de réseaux (REP) qu’elle comporte ne varie quasiment pas, certains établissements sortent du dispositif et d’autres y font leur entrée.

De quoi susciter inquiétude et colère chez les profs dont les établissements sont exclus. Un établissement classé en éducation prioritaire bénéficie en effet de plus de moyens, d’effectifs limités en classe et d’heures dégagées pour les professeurs, leur permettant de mener à bien des projets pédagogiques avec leurs élèves.

Depuis que les projets de nouvelle carte ont été rendus publics, il y a quelques semaines, des enseignants exclus d’éducation prioritaire multiplient les actions pour réclamer la réintégration de leur établissement. Au collège Jean-Macé à Clichy (92), par exemple, les profs ont séquestré le principal durant une soirée pour protester contre leur sortie de ZEP.

Une mobilisation qui a parfois porté ses fruits. Le collège Gustave Courbet de Romainville (93), en lutte depuis deux semaines pour dénoncer son exclusion du dispositif, vient d’être réintégré à la carte définitive des réseaux d’éducation prioritaire pour la rentrée 2015.