Les vacataires et contractuels sont-ils des enseignants comme les autres ? Nous avons posé la question cette semaine à deux d’entre eux.

Selon Eric, professeur de mathématiques contractuel, la principale difficulté rencontrée par ces enseignants réside dans le manque de formation dispensée. « Il n’y a aucune formation pédagogique. Trois jours dans le meilleur des cas, mais je les ai ratés. On apprend à enseigner sur le tas et on prépare nos cours au jour le jour », déplore-t-il.

Pour Ago, contractuel depuis 15 ans dans l’académie de Créteil, c’est l’absence de sécurité de l’emploi qui fait la différence avec un enseignant titulaire. « Je me sens sur un siège éjectable », confie-t-il. Sa crainte ? « Tomber sur un chef d’établissement retors. Je ne dis pas ça en l’air : j’ai déjà été obligé de changer d’académie à cause d’un proviseur qui m’avait dans le collimateur ! » explique l’enseignant.

Ce que confirme Eric : « il faut être apprécié du principal ou du proviseur et aussi des parents, sinon on sait très bien qu’un jour on risque de ne pas être rappelé ». En 2011, Blandine, vacataire dans le 93, utilisait d’autres termes pour décrire cette situation : « mon statut se résume à un mot : ‘kleenex’«