Un décret instaurant le droit à un retour en formation pour les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire sans diplôme ou qualification est paru dimanche au journal officiel.

Ce décret prévoit que tout jeune de 16 à 25 ans sortant du système scolaire sans diplôme, puisse, s’il le souhaite, bénéficier d’un « droit au retour en formation initiale » pour obtenir une qualification professionnelle. C’est-à-dire qu’il peut demander une formation professionnelle, qui sera dispensée, soit dans le cadre scolaire, soit dans le cadre d’un apprentissage.

Il devra pour cela, demander un entretien avec un représentant du service public régional d’orientation, via le numéro gratuit 0 800 12 25 00 (10h-20h) ou en adressant un courrier, un mail ou en se rendant dans un Centre d’information et d’orientation (CIO), une plateforme de suivi et d’appui aux décrocheurs, une agence Pôle Emploi ou encore une mission locale proche de chez lui.

L’entretien, au cours duquel sera déterminée la formation la plus adaptée à son profil et à son projet, devra avoir lieu dans les 15 jours suivant sa demande.

Si un délai d’attente est nécessaire avant le retour en formation, le jeune pourra bénéficier d’un accompagnement personnalisé destiné à préparer son parcours de formation (bilan de compétences, mini-stage de découverte, etc.), jusqu’à son entrée en formation.

Ce droit au retour en formation initiale, créé par la loi de refondation pour l’école votée en juillet 2013 avait été évoqué par François Hollande le 6 novembre dernier, dans l’émission « En direct avec les Français ». « A partir du mois prochain, tout jeune de 16 à 25 ans qui est sorti du système scolaire pourra revenir soit dans l’école pour avoir une seconde chance, l’apprentissage, un stage, une formation en entreprise, si c’est possible un emploi », avait-il assuré.

Un second décret paru dimanche au JO prévoit un dispositif similaire pour les jeunes de 16 à 25 ans qui ont un diplôme mais pas de qualification professionnelle (par exemple un baccalauréat d’une série générale) et ne sont pas (ou plus) dans l’enseignement supérieur. Ces jeunes bénéficieront d’une prise en charge identique à celle des jeunes sans diplôme, dans la limite des places disponibles.