EQM de Mascot monté sur le Modèle de Vol de la sonde Hayabusa à la Jaxa - Cnes

EQM de Mascot monté sur le Modèle de Vol de la sonde Hayabusa à la Jaxa – Cnes

Le robot Philae n’est pas la seule sonde à œuvrer dans l’espace… Mercredi 3 décembre, l’agence spatiale japonaise (JAXA) a envoyé dans l’espace, la sonde Hayabusa-2. Son objectif : rejoindre un astéroïde primitif d’un kilomètre de diamètre, 1999 JU3.

Un robot franco-allemand

Principalement composé de carbone, il devrait, tout comme la comète Churyumov-Gerasimenko à travers la mission Philae/Rosetta, permettre d’en savoir un peu plus sur l’histoire du système solaire. En effet, cet astéroïde a très peu évolué, depuis sa formation, il y a 4,5 milliards d’années.

La sonde devrait entrer en orbite autour de 1999 JU3, d’ici à l’été 2018. Conçu par le Centre national d’études spatiales (Cnes) français et son homologue allemand, le DLR (Centre allemand pour l’aéronautique et l’aérospatiale), le robot atterrisseur de Hayabusa-2, baptisé “Mascot” (Mobile Asteroid Surface Scout), se posera ensuite sur l’astéroïde, en 2019.

A la collecte des poussières d’astéroïde

Comme Philae, Mascot n’aura qu’une faible autonomie – sa durée de vie est limitée par ses batteries primaires, unique source d’énergie pour 12 heures d’action. La mission du “petit frère” de Philae : collecter des poussières du sous-sol, pour permettre aux scientifiques d’analyser les matières organiques et aqueuses présentes aux débuts du système solaire. Mascot permettra ainsi, peut-être, aux chercheurs de mieux comprendre les conditions de formation des planètes.

Afin de pouvoir recueillir des poussières, Mascot devra patienter avant d’être envoyé sur l’astéroïde : auparavant, la sonde Hayabusa-2 enverra sur le corps astral un “impacteur”, une sorte de “canon spatial” permettant de larguer un projectile, afin de “creuser un cratère artificiel sur la surface”, peut-on lire sur le site du Cnes. Ensuite, Mascot pourra se poser et effectuer ses prélèvements, avant un retour sur Terre prévu pour 2020.

D’ores et déjà, le robot a son compte Twitter, qui permettra aux internautes de suivre ses aventures.