Le taux de participation aux élections professionnelles à l’Éducation nationale s’est élevé à 41,73%, en hausse de 3,19 points par rapport au scrutin de 2011 qui avait été marqué par une chute de la participation, a-t-on appris de sources concordantes jeudi, jour de clôture du scrutin par vote électronique.

« Cela veut dire que près de 59% des personnels n’ont pas voté, c’est assez inquiétant », a déclaré Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, deuxième syndicat de l’éducation, faisant un parallèle avec une désaffection qui touche aussi les élections politiques.

Ce taux de participation, confirmé de source syndicale et par le ministère, concerne l’élection des représentants syndicaux au Comité technique ministériel (CTM), l’instance de négociation au ministère de l’Éducation nationale où seules les organisations ayant des élus peuvent signer des accords.

Les résultats de l’éducation, qui seront communiqués dans la soirée par le ministère, seront les premiers à tomber dans le cadre des élections professionnelles auxquelles étaient appelés à voter plus de 5 millions de fonctionnaires.

En 2011, année d’introduction du vote électronique, le taux de participation global s’était effondré à 40,4% (38,54% pour le CTM), contre plus de 62% en 2008.

Avec 40,62% des voix, la FSU avait alors confirmé sa place de première fédération, décrochant sept sièges au CTM (sur un total de 15), loin devant l’Unsa qui, avec 20,72% des voix, restait la deuxième organisation et obtenait quatre sièges.

FO (10,09%) arrivait troisième, suivie du Sgen-CFDT (9,99%), de la CGT (6,47%) et de SUD Éducation (5,79%), chacun obtenant un siège.

D’autres syndicats avaient recueilli des voix, mais pas suffisamment pour siéger au CTM, comme le Snalc.

L’un des enjeux du scrutin sera de voir l’évolution des votes pour les organisations qui ont soutenu ou pas la réforme des rythmes scolaires en primaire, contestée notamment par le SNUipp-FSU et FO et défendue par l’UNSA et le Sgen-CFDT.