La FSU, première fédération de l’éducation, reste en tête lors des élections professionnelles à l’Education nationale mais baisse, devant l’Unsa toujours deuxième, tandis que FO et le Snalc progressent et SUD recule, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

Avec 35,5% des voix contre 40,6% en 2011, la FSU perd un siège au Comité technique ministériel (CTM), l’instance de négociation au ministère de l’Éducation nationale où seules les organisations ayant des élus peuvent signer des accords.

La FSU a ainsi six sièges sur quinze au CTM, a détaillé à l’AFP sa secrétaire générale Bernadette Groison, tandis que l’Unsa Education garde quatre sièges avec 21,89% des voix (contre 20,7% auparavant), FO gagne un siège et en détient désormais deux (13,58% des voix, contre 10,09% précédemment). Le Sgen-CFDT (8,9% des voix) et la CGT (5,5%) conservent chacune leur siège. Le Snalc, classé à droite, récupère le siège perdu en 2011, avec 5,46% de voix tandis que SUD perd sa place au CTM, a précisé Mme Groison.

« Je crains que l’on ait dans l’éducation le mouvement un peu global dans notre société de repli. Le syndicat qui progresse, FO, n’est pas un syndicalisme porteur de propositions ni de transformations. Je crois qu’il y a des collègues qui ont du mal à accepter que l’on ne gagne pas plus de choses dans la fonction publique », a-t-elle commenté. « La FSU reste malgré tout la première force. On perd, on perd beaucoup, il ne s’agit pas de ne pas regarder la réalité. On va regarder ça très finement. »

« On ne nous a pas fait reproche des positionnements qui sont les nôtres, ce qui est visiblement le cas de la FSU, pas très claire sur certains sujets comme les rythmes scolaires », a estimé de son côté Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, qui avait lui soutenu cette réforme.