Le collectif « Jamais sans toit », mobilisé pour donner un hébergement aux enfants scolarisés mais sans domicile fixe dans l’agglomération lyonnaise, devait occuper encore cinq écoles dans la nuit de lundi à mardi, poursuivant un mouvement entamé la semaine dernière.

Ces écoles sont situées dans le premier, le septième, le huitième arrondissement de Lyon ainsi qu’à Vaulx-en-Velin (Rhône). Selon un recensement du collectif, « 194 enfants scolarisés sont SDF et plus de 100 non scolarisés vivent dans des bidonvilles de l’agglomération lyonnaise ».

« Le mouvement continue mais des solutions pourraient commencer à s’esquisser », a souligné le collectif après une rencontre avec le directeur de cabinet du préfet du Rhône et un courrier de ce dernier. Dans ce courrier, le préfet Jean-François Carenco a précisé que les cas défendus par le collectif concernaient « des demandeurs d’asile, des membres de la communauté rom et des demandeurs d’asile déboutés », tout en jugeant que son « indignation » était « légitime à titre individuel » et que son « appel à des considérations de fraternité » était « bienvenu ».

Ainsi, « toute personne accueillie pour l’hiver se verra soit offrir une solution pérenne si elle possède des droits complets, soit soumise à un réexamen de sa situation au regard du droit au séjour si elle est en situation irrégulière », a écrit le préfet, assurant que les structures d’hébergement d’urgence pour l’hiver n’étaient pas saturées dans le département et qu’il n’enverrait pas « la force publique au sein des écoles » pour mettre fin à leur occupation.

Une rencontre entre le collectif et le directeur départemental de la cohésion sociale est prévue jeudi.