Un enfant de 11 ans est décédé jeudi soir dans le parking souterrain d’un supermarché de Nice, probablement après avoir inhalé du déodorant, a-t-on appris vendredi de source proche de l’enquête.

L’alerte a été donnée aux secours jeudi vers 21H00 par d’autres jeunes, qui se trouvaient sur les lieux du drame dans le centre de Nice.

« Il y a de fortes chances que les jeunes sniffaient du déodorant en aérosol, avec un chiffon sur la bouche », a indiqué une source proche de l’enquête. Des flacons de déodorant ont été retrouvés dans le parking souterrain, non loin de l’enfant décédé.

« C’est une hypothèse, dans l’attente d’une autopsie qui aura lieu la semaine prochaine », a indiqué le procureur de Nice, Eric Bedos.

Le jeune garçon habitait dans un hôtel du centre-ville de Nice avec ses parents originaires du Caucase, qui disposent d’une autorisation de séjour provisoire, selon une source proche de l’enquête, confiée à la Sûreté départementale des Alpes-Maritimes.

En juin 2012, un adolescent de 15 ans était décédé à Brest après avoir volontairement inhalé le gaz d’un aérosol de déodorant pour se droguer.

Selon l’Association des parents d’enfants accidentés par strangulation (APEAS, www.jeudufoulard.com), qui s’intéresse à tous les jeux dangereux des jeunes, « la pratique n’est pas isolée ».

« Les enfants nous le disent eux-mêmes », indique la présidente de l’APEAS, Françoise Cochet, qui mène des opérations de prévention dans les établissements scolaires, depuis que son fils est décédé à Nice en 2000 d’un jeu de strangulation.

« Cela fait partie de la catégorie des expériences d’évanouissement, en s’étouffant ou en s’étranglant », souligne-t-elle.

« Le manque d’oxygène entraîne un ralentissement immédiat du coeur, qui peut s’arrêter à tout moment. Les jeunes ne connaissent pas les risques de handicap sévère ou de mort », prévient Mme Cochet.