La Bibliothèque nationale et universitaire (BNU) de Strasbourg, la deuxième plus importante du pays, va rouvrir ses portes lundi après quatre ans de rénovation audacieuse des espaces intérieurs de ce monument historique.

Le public est invité à admirer à partir de samedi, à la faveur de deux journées portes ouvertes, la reconfiguration complète du bâtiment et notamment son nouvel escalier monumental érigé lors de la réhabilitation.

Composé de 120 haubans, il dessine une spirale aérienne sous le dôme originel de l’édifice, desservant tous les niveaux de cette bibliothèque inaugurée en 1895, à une époque où l’Alsace-Moselle avait été annexée à l’empire allemand.

« C’est un bâtiment métamorphosé qui va ouvrir au public », s’est réjoui Christophe Didier, adjoint de l’administrateur de la BNU, lors d’une visite pour la presse. Les locaux de la première bibliothèque de l’enseignement supérieur « étaient devenus trop petits pour les collections et ne répondaient plus aux normes de sécurité », a-t-il expliqué.

La BNU, seule bibliothèque nationale en France avec la BNF, dispose de quelque 70 km linéaires de collections, comptant environ 3,5 millions de documents. Ses collections spécialisées comptent notamment plus de 5.000 papyrus.

Au terme de sa réhabilitation, elle offre désormais 660 places de travail équipées de prises électriques aux lecteurs, un public composé en majorité d’étudiants et de chercheurs.

La BNU, ouverte sept jours sur sept, dispose également désormais d’une salle d’exposition de 500 m2, d’un auditorium de près de 150 places et d’une cafétéria.

La réhabilitation, dont la maîtrise d’oeuvre a été assurée pour les espaces intérieurs par l’Agence Nicolas Michelin et Associés (ANMA), a coûté 64,8 millions d’euros, dont 43,65 millions à la charge de l’Etat et le reste financé par les collectivités territoriales.