Quelques rassemblements émaillés de violences ont eu lieu mercredi matin devant des lycées de Seine-Saint-Denis, au premier jour de cours depuis le rassemblement en mémoire de Rémi Fraisse qui a dégénéré lundi à Saint-Denis, a-t-on appris de sources concordantes.

Plusieurs interpellations ont eu lieu après des « jets de projectiles » sur les policiers sur une place de Saint-Denis, tôt mercredi matin, a relaté une source policière. A Stains, également dans la banlieue nord de Paris, les vitres d’un lycée ont été brisées et des objets ont également été jetés sur la police.

Selon cette source, « une cinquantaine de personnes » étaient par ailleurs toujours rassemblées vers 11H00 devant le lycée Marcel-Cachin de Saint-Ouen, où quelques poubelles ont été brûlées.

Dans l’ensemble, la situation semblait maîtrisée, d’importants effectifs de police ayant été mobilisés en divers points du département pour éviter que ne se reproduise le scénario de lundi.

Les autorités avaient été prises de cours à Saint-Denis, où, en marge d’un rassemblement contre les violences policières et en soutien à Rémi Fraisse, une centaine de personnes s’en étaient pris à quelques voitures et vitrines du centre-ville.

Du côté de l’inspection d’académie, on constatait mercredi un « retour au calme » dans le département, confirmant toutefois des perturbations aux « premières heures » de la journée de cours aux portes de trois lycées du département.

Les « équipes mobiles » de sécurité de l’Éducation nationale – des vigiles mobilisés en cas de forte tension dans un établissement – « travaillent à l’apaisement de la situation », a assuré la direction d’académie. En milieu de matinée, « tous les cours » pouvaient être assurés dans le département, a-t-on ajouté.

Une nouvelle mobilisation des lycées est attendue jeudi et vendredi à Paris. Le Mili (Mouvement Inter Luttes Indépendant) appelle au blocage des lycées et des universités et à manifester ces deux jours.