La mobilisation des lycéens parisiens pour protester contre la mort de Rémi Fraisse, jeune militant écologiste tué à Sivens, faiblissait lundi matin avec seulement deux établissements bloqués, a-t-on appris auprès du rectorat de Paris.

Un lycée était « complètement » bloqué et un autre « partiellement », a indiqué le rectorat qui n’a pas souhaité communiquer les noms des établissements.

La capitale compte plus de 200 lycées dont une centaine publics.

Une trentaine de lycées avait été bloqués jeudi et une vingtaine vendredi pour protester contre la mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive tirée par les gendarmes mobiles, mais aussi pour défendre des lycéens sans papiers, notamment un jeune Mauritanien mineur prénommé Yero placé en centre de rétention et menacé d’expulsion, selon le Réseau éducation sans frontières (RESF).

Lundi matin, une centaine de personnes se sont réunies sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris pour réclamer la libération de Yero aux crix de « Yero au lycée, pas en rétention », a constaté une journaliste de l’AFP. Quelques pancartes proclamaient « On en a marre des expulsions » ou encore « République, protège tes lycéens ».