Royaume-Uni : protestation contre la précarité dans l’enseignement supérieur

L’UCU (University college union) appelait à manifester ce mercredi contre la précarité dans l’enseignement supérieur et les "contrats zéro heure".

University college union

L’University and college union (UCU), grand syndicat de l’enseignement supérieur britannique, a appelé à manifester ce mercredi 5 novembre. Elle dénonce la précarité dans l’enseignement supérieur et plus particulièrement les « contrats zéro heure«  qui permettent d’employer des professeurs sans fixer de durée de travail.

« L’enseignement supérieur, deuxième foyer de précarité »

Cette manifestation vise ainsi « à faire comprendre aux dirigeants des universités que les contrats précaires sont mauvais pour leur institution et pour la formation des étudiants ». Au cours d’une interview accordée à l’AEF, le président du syndicat, Simon Renton, a considéré que « l’enseignement supérieur est le deuxième foyer de précarité après l’hôtellerie-restauration ». Il rappelle également que beaucoup de chercheurs sont concernés par la précarité et les « contrats zéro heure« . En particulier, « les projets de recherche en médecine ou en sciences naturelles », parce qu’ils dépendent de financements extérieurs à l’université.

Selon l’UCU, dans certaines institutions, « la majorité des professeurs du premier cycle ont des contrats d’une façon ou d’une autre non sécurisés. Soit, dans le cas le plus extrême, des contrats zéro heure. Soit un contrat court sur quelques mois, ou pour la plupart du temps un an ». Ainsi, de nombreux professeurs sont dans des situations instables et ne savent donc pas s’ils seront réembauchés à la rentrée suivante.

D’après les chiffres du syndicat, 46 % des universités et 60 % des collèges britanniques ont recours au « contrat 0 heure », tandis que 68% du personnel de recherche dans les universités dépendent de contrats à durée déterminée.

« Le financement des universités a diminué »

Pour Simon Renton, cette situation est relativement nouvelle, et en augmentation ces dernières années, dans les universités et les collèges. Il explique que « ceci est lié au fait que, dans tous les secteurs, les syndicats ne sont plus aussi forts qu’avant. Mais cela est aussi dû à ce que le financement central de l’enseignement supérieur par le gouvernement est devenu moins prédictible et que le financement des universités a diminué ».

Ainsi, la revendication de l’UCU est de demander que tous les personnels de l’université soient en situation de planifier leur carrière, d’avoir de la visibilité sur un an ou deux. « Nous ne demandons pas une garantie d’emploi permanent, parce que c’est de toute évidence impossible. Nous demandons un niveau normal d’assurance ».

Source(s) :
  • AEF

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