L’Assemblée adopte un budget de la recherche et des universités stable

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L’Assemblée nationale a adopté sans changement mardi soir le budget 2015 de l’enseignement supérieur et de la recherche, stable par rapport à cette année, et autant critiqué par les écologistes et le Front de gauche que par la droite.

Avec 26 milliards d’euros de crédits, ce budget est « sous le signe de la stabilité », s’est félicitée la secrétaire d’Etat Geneviève Fioraso. Et il met en oeuvre, a-t-elle ajouté, le principe « d’un côté réduction des dépenses publiques chaque fois que possible et de l’autre coté investissements dans l’avenir ».

Une satisfaction partagée par les socialistes et, avec quelques réserves, les radicaux de gauche, qui ont voté pour ce budget, mais nullement par les autres groupes.

Pour les écologistes, qui se sont abstenus, et le Front de gauche, qui a voté contre, Isabelle Attard et Marie-George Buffet ont fait écho aux actions menées pour de nouveaux moyens par les chercheurs du mouvement La Science en marche. Ceux-ci, qui ont manifesté le 17 octobre, réclament en vain, de même que l’Académie des sciences, une réforme du Crédit impôt recherche pour les entreprises, défavorable selon eux à la recherche fondamentale.

« Chaque euro de Crédit impôt recherche entraîne 1,51 euro d’investissement de la part du secteur privé », a rétorqué Mme Fioraso aux deux députées qui rappelaient les critiques de la Cour des comptes contre le coût croissant de ce système.

Pour leur part, les représentants de l’UMP et de l’UDI, Patrick Hetzel et Franck Reynier, qui ont voté contre, se sont insurgés contre la suppression des bourses au mérite.

L’Assemblée a d’ailleurs rejeté un amendement UMP proposant qu’une bourse soit supprimée si l’étudiant bénéficiaire obtient à ses examens une moyenne inférieure à 3/20.

Patrick Hetzel s’est aussi inquiété de la baisse des investissements de l’Etat, en estimant que la fin du chantier de désamiantage de Jussieu, mis en avant par la secrétaire d’Etat, « n’expliquait pas tout ».

Ils ont été rejoints par le radical de gauche Gérard Charasse pour regretter la suppression du programme consacré à la recherche aéronautique.

Enfin, au socialiste Régis Juanico qui alertait le gouvernement sur la situation financière dégradée des restaurants universitaires, la secrétaire d’Etat a répondu que « l’ancienne offre de restauration universitaire ne correspond plus aux usages des étudiants ». « Il nous faut réfléchir à des offres davantage diversifiées » et « plus légères », a-t-elle dit.

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